Bonnes résolutions : sortir de sa zone de confort intelligemment !

Nous sommes en janvier, c’est le moment où traditionnellement il est question des bonnes résolutions que l’on a envie de prendre pour l’année qui commence.

Et peut-être, pour vous qui me suivez sur la page Facebook d’Objectif Nouvelle Vie, cela vous trotte dans la tête de reprendre du sport. En effet, vous avez été plusieurs à m’écrire “j’aurais bien envie de me mettre moi aussi au footing, mais…”.

Et en lisant ces quelques mots vous savez déjà ce qui va advenir de cette envie, elle n’aura même pas le temps de se transformer en bonne résolution, et encore moins de produire ses effets positifs sur votre santé, votre énergie, votre mental et votre qualité de vie en général.

L’idée va être refoulée et reléguée au fin fond de votre inconscient jusqu’à la prochaine fois où un déclic va la faire resurgir.

les bonnes résolutions qui ne durent pas

Espérons que le déclic sera de plus en plus fort pour que vous réussissiez à mobiliser cette bonne énergie qui va vous amener à reprendre la maîtrise de votre vie et faire les bons choix pour vous : ceux qui vont vous conduire à devenir cette homme ou cette femme qui se redresse et choisit activement sa vie, qui chasse ses auto-saboteurs, et accomplit ses rêves.

Mais alors, que se passe-t-il quand une bonne résolution pointe le bout de nez mais que l’on ne réussit pas à lui donner suffisamment de force pour la faire vivre ?

Une mauvaise expérience qui a laissé des traces

La plupart du temps, l’envie naissante se heurte à une mémoire douloureuse.

Une partie de vous sait que ce serait bon pour vous de mettre en place cette nouvelle habitude et en a envie. On a tous spontanément envie de faire des choses bonnes pour soi.

Mais au moment où vous vous visualisez en train d’agir, de mettre vos chaussures, de sortir et d’aller courir par exemple, alors vous reviennent probablement des mauvais souvenirs.

Peut-être une expérience passée où vous avez voulu aller courir avec des amis et où vous avez été confronté au fait que leur niveau était plus élevé que le vôtre. Ou un souvenir du collège qui ne vous a pas laissé une empreinte très positive ni motivante pour recommencer aujourd’hui…

Vous comprenez ce qu’il se passe et la difficulté qu’il y a à surmonter pour changer une habitude ? Il vous faut aller contre une sensation corporelle ou émotionnelle désagréable !

Soit, vous avez eu mal physiquement PENDANT et après, et votre corps se rappelle encore des courbatures énormes qui sont apparues les jours suivants et de la difficulté que vous avez eu à aller au bout du parcours. C’est le blocage numéro 1 qui va toucher les femmes.

Soit, vous avez vécu la désagréable sensation d’être à la traîne par rapport aux autres et de subir une comparaison qui vous était défavorable : votre ego en a pris un coup et ne veut pas se retrouver confronté à nouveau à cette expérience cuisante. C’est le blocage n°1 de la majorité des hommes.

Jusque-là tout est logique : vous n’êtes pas masochiste et tout en vous vous empêche de revivre cette expérience pénible.

Le problème c’est que le fait de vous protéger de cette mémoire douloureuse vous empêche de prendre des bonnes résolutions pour votre santé et vous conduit à rester dans des habitudes toxiques à long terme. C’est bien ce qui vous taraude au fond : vous aimeriez être cet homme ou cette femme actif qui respire la santé et l’énergie, qui sait mettre en place une auto-discipline bénéfique.

Alors comment surmonter cette phase désagréable du début, et y a-t-il des moyens de l’atténuer ?

Et bien, OUI !

Elle est extrêmement simple à mettre en oeuvre, mais on en parle assez peu, et elle est surtout totalement contre-intuitive, vous allez voir pourquoi.

L’excès d’envie tue la bonne résolution

Qu’est-ce qu’il se passe quand vous décidez de vous inscrire à un cours collectif en salle de sport (je m’adresse ici principalement aux femmes qui sont généralement plus enclines à aller aux cours collectifs que les hommes) ? Vous y allez une dizaine de fois et ensuite vous lâchez.

Pourquoi ?

Parce que vous arrivez en n’ayant pas fait de sport depuis longtemps, avec une condition physique plutôt basse, et que vous êtes accueillie par un coach qui vous pousse à tenir fort et longtemps : à aller dans le rouge immédiatement.

C’est trop dur ! Vous vous maltraitez en vous imposant ce rythme.

Pour peu que le groupe autour de vous soit composé d’habituées qui sont rodées, il n’y a qu’un pas pour que vous vous disiez que le problème vient de vous…

Vous êtes arrivée pleine de motivation, et vous risquez de repartir démoralisées : je caricature un peu, mais pas tant que ça…

Peut-être que votre mental va vouloir s’accrocher, et vous pousser “dans le dur” encore quelque semaines, mais bientôt l’overdose va arriver et vous aller tout stopper. Pour peu qu’il fasse froid, que ce soit l’hiver et qu’il fasse nuit au moment où vous devez reprendre votre voiture pour y aller… Il faut une bonne dose de motivation – masochiste – pour continuer.

Absurde, non ?

C’est pourtant le régime imposé de toutes les structures sportives qui fonctionnent malheureusement sous le diktat de la performance au détriment du processus et du rythme interne propre à chacun.

Chercher la performance, c’est bien : si vous êtes en zone de confort au départ.

Mais si vous êtes déjà hors de votre zone de confort en vous remettant au sport, il est absolument contre-productif d’ajouter en plus une recherche de performance. Ce que vous devez rechercher avant tout c’est d’instaurer une régularité. Ensuite vous pourrez viser l’amélioration de vos résultats.

Sortir de votre zone de confort Oui ! Mais faites-le intelligemment, sinon vous vous confronterez très vite à l’effet yo-yo… L’excès d’envie tue l’envie… et vous démoralise de surcroît.

C’est comme pour les régimes restrictifs qui forcent votre corps : dans un premier temps ça marche, mais très vite l’effet yo-yo se manifeste. Et en prime vous reprenez quelques kilos de plus.

Quand je dis “intelligemment”, vous aurez compris que je veux dire dans le respect de vous-même et de votre rythme.

Les 3 règles pour sortir de sa zone de confort intelligemment… et tenir ses résolutions

Il y a 3 règles à suivre et elles sont simples :

1/ Modération.

2/ Modération

Et 3/ … Modération !

Quand vous prenez une bonne résolution et que vous démarrez, l’objectif n°1 est évidemment de tenir dans la durée.

Or, que se passe-t-il dans les faits ? Vous recherchez les résultats. Ceux que vous allez annoncer à vos amis, afficher sur votre page Facebook, etc. Mais vous partez trop vite, trop fort, et vous ne durez pas…

Soyez sage, et gardez en tête le proverbe :

“Qui veut aller loin ménage sa monture.”

En allant trop vite, vous confondez vitesse et précipitation.

Prenez un moment pour vous demander honnêtement pourquoi vous voulez aller vite. Qu’est-ce qui fait que vous ne pouvez pas viser un objectif modeste pour commencer ?

Vous voulez que je partage avec vous ma petite idée là-dessus ? C’est une question d’ego, et je vous renvoie à l’article sur le lâcher prise à ce sujet.

On veut souvent aller trop vite parce que l’on n’accepte pas ce que l’on est à l’instant présent : on veut changer très vite. On veut fuir cette image de soi que l’on ne respecte pas.

Mais la nature, dans sa grande sagesse, et votre corps obéit à ses règles, vous ramène toujours vers ce que vous essayez de fuir, pour vous amener à vous réconcilier avec vous-même et à cicatriser vos blessures.

Vous n’avez pas besoin d’être plus ceci, ni d’être moins cela. Si vous vous aimez tel que vous êtes aujourd’hui, et que vous traitez votre corps avec respect, il vous le rendra et vous prendrez très vite plaisir à courir ou à adopter n’importe quelle nouvelle habitude bonne pour vous !

Alors, rendez-vous sur Facebook maintenant pour que vous m’annonciez les bonnes habitudes que vous allez mettre en place dès aujourd’hui pour devenir l’homme ou la femme libre, accompli(e) et fier(e) de lui(elle) que vous avez envie d’être !

atteindre ses objectifs grâce à ses bonnes résolutions
Recherches utilisées pour trouver cet articlediscipline zone de confort plan pour réaliser ses rêves

4 Comments

  1. FROGER said:

    Merci Anne-Claire pour ce message simple et clair et pour tes conseils pleins de bienveillance et de bon sens. Effectivement, lors que l’on commence ou que l’on reprend une activité sportive après une longue interruption, on a la tentation immédiatement de vouloir reproduire les performances des autres ou ses performances passées en oubliant que le corps n’y est pas prêt. Il faut donc accepter de (re)partir en apprentissage, de respecter son corps et la nature pour, ensuite, être fier de son parcours !

    22 janvier 2019
    Reply
    • Anne-Claire FROGER said:

      Oui, ce n’est pas toujours facile d’accepter ce tempo du corps qui est parfois décalé du tempo de nos envies ! Cela peut être extrêmement frustrant. On aimerait accélérer sans se sentir limité par ce corps que l’on peut vivre comme un obstacle à nos réalisations.
      Mais c’est sage de l’écouter et de ralentir pour mieux accélérer ensuite. Et pouvoir célébrer ses victoires 🙂
      Je suis en train de terminer la rédaction d’un second article sur un sujet assez similaire qui s’intitulera probablement “la course aux résultats”. Il sera en ligne d’ici la fin de la semaine.
      Très bonne journée à toi et bonne reprise !

      22 janvier 2019
      Reply
  2. DIDIER said:

    Bonjour Anne Claire.
    Sympa cet article, plein de bon sens, et très parlant. Avec l’arrêt brutal de décembre 2017, j’ai du patiemment me remettre au sport, avec la gestion des hauts et des bas. Mon passé de sportif m’a aidé pour reprendre et accepter les efforts ( en écoutant mon corps…) . Mais quand j’étais capable de courir comme un cabris 40 kms et 2000 mètres de dénivelés en mai 2017, me retrouver à partir de janvier 2018 à marcher 1 à 2 kms , cela ne fut pas simple et même un choc…
    Grand sourire en lisant votre texte, et l’ego des hommes, et leur penchant pour la comparaison à l’autre….! ” celui qui pisse le plus loin…”
    Alors aujourd’hui, j’ai bien repris le sport, avec 3 à 4 fois par semaine des activités. C’est génial pour le corps et l’esprit.
    Amicalement Hervé

    23 janvier 2019
    Reply
    • Anne-Claire FROGER said:

      Bonjour Hervé, c’est certain que le choc a été rude et qu’il vous a fallu beaucoup de patience pour redémarrer au niveau où votre corps le permettait à ce moment-là. Mais cela paie et vous voilà maintenant sur des rails prometteurs grâce aux ressources que vous avez su mobiliser !
      L’ego est en effet l’obstacle n°1, avec la frustration, pour accepter ce nouveau rythme temporaire. Il a envie d’aller vite et fort, et de retrouver les sensations d’avant pour gommer les passages désagréables que l’on subit. Et ne pas le laisser prendre les commandes est loin d’être simple et demande beaucoup de sagesse et d’auto-discipline. Bravo à vous pour ce parcours dont vous pouvez être fier !
      Promis, je rédige un article très bientôt sur l’ego 😉 !

      23 janvier 2019
      Reply

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