Changer de vie et partir voyager : ce qui m’a décidée à vivre mes rêves

Vous le savez peut-être, en 2017 j’ai vendu mon cabinet, ma maison, et j’ai tout quitté vivre une nouvelle vie avec mon compagnon et notre fille, qui avait à l’époque un an et demi.

Depuis, nous voyageons et avons adapté notre activité professionnelle à ce nouveau mode de vie.

Nous avons d’abord passé plusieurs mois en Espagne, puis au Portugal, avant de remonter toute la côte Atlantique, du pays basque jusque dans le Golfe du Morbihan en Bretagne, une région que nous ne connaissions pas et dont nous sommes immédiatement tombés amoureux !

Au cours de ces derniers mois, nous nous également rendus pour quelques jours à Amsterdam, la capitale du vélo, que nous avons sillonnée gaiement à deux roues.

Puis, je suis partie seule passer un mois en Thaïlande. C’était un peu comme partir à l’aventure, j’étais libre de faire tout ce dont je pouvais avoir envie.

Un luxe inouï si je rembobine la caméra et revient deux ans en arrière…

J’ai donc réservé une chambre dans une guest house, loué un scooter pour pouvoir me déplacer facilement, je me suis essayée au Muay Thai, la boxe thaïlandaise, je suis allée visiter de nombreux temples bouddhistes, qui regorgent à Chiang Mai, tous plus magnifiques les uns que les autres, j’ai mangé des brochettes et plats thaï de toute sorte achetés aux marchands de rue, découvert comment le WWF recyclait les bouses d’éléphant pour fabriquer du papier coloré, passé 15 jours dans une école pour apprendre le massage thaï, et surtout… j’ai réalisé un rêve en passant une journée à me promener et à nager avec des éléphants qui font partie du magnifique programme de préservation créé par Lek Chailert en 1995.

Je suis, bien évidemment, revenue enthousiaste de ce voyage, avec l’envie de repartir, comme vous l’imaginez.

Et c’est ce qu’il va se passer, puisque nous reprenons l’avion, tous les trois cette fois, pour aller à la découverte de la Martinique dans quelques semaines.

Parallèlement à tous ces voyages, je continue à travailler, mais sous une forme bien différente de celle qui existait à Lyon.

En effet, il m’a fallu repenser ma pratique pour l’adapter à ce nouveau mode de vie, et cela a été l’occasion de sortir des cadres préétablis et de me demander, si j’étais libre de créer ce que je voulais, comment je voudrais accompagner en coaching les personnes avec qui je travaille.

Et là, c’est tout une porte qui s’est ouverte devant moi… avec des possibilités infinies, et surtout la liberté de modeler mon activité à l’image de ma personnalité, et d’être complètement en phase avec mon cadre de travail.

Flash back : la prison de la Rat Race

Si je partage tout cela avec vous, c’est parce qu’en 2015, je me sentais enfermée dans le schéma métro-boulot-dodo. C’était l’hiver, et sur mon ordinateur je suivais Olivier Roland qui se filmait sur les plages de Louisiane, expliquant comment il avait changé de vie et avait transformé son activité professionnelle, ce qui lui permettait de voyager toute l’année tout en travaillant beaucoup moins.

Il était l’exemple vivant qui prouvait que l’on pouvait s’investir dans une activité professionnelle passionnante, tout en préservant sa qualité de vie et en voyageant au gré de ses envies.

A la même époque, je participais également au séminaire de Cédric Annicette, Quitter la Rat Race, QLRR, qui réunissait des centaines de personnes désireuses de devenir indépendantes financièrement et libres de leur emploi du temps.

Extérieurement tout semblait aller bien pour moi. J’avais suivi le schéma familial : après de longues études, je m’étais installée en libéral et j’avais monté mon cabinet, au bout de quelques années la situation était devenue florissante et j’avais acheté mes locaux professionnels.

A côté de cela, avec mon compagnon nous avions, peu de temps après, acheté la maison en vieilles pierres dont nous rêvions.

changer de vie et quitter la rat race

Tout allait bien… sauf que nous étions emprisonnés par les crédits que nous avions contractés et qui dictaient nos journées. Le chemin était tout tracé : il allait falloir travailler au même rythme, des années durant, avant de pouvoir ralentir.

J’ai alors ressenti un puissant sentiment d’étouffement et un besoin de lâcher tout cela et de vivre une autre vie, plus proche de mes aspirations et de ma personnalité.

C’est à cette époque, en 2015, que j’ai créé ce blog, et ce n’est pas par hasard que je l’ai appelé Objectif Nouvelle Vie… Une visualisation anticipatrice !

Vos barrières sont avant tout mentales

Il a fallu un peu plus de deux ans pour parvenir à tout quitter, et vivre la vie dont je rêvais, ce qui est, somme toute, assez court. Et depuis tout s’accélère.

Et ce qui est de plus en plus évident, c’est que nos barrières sont intérieures. Ce qui nous empêche de changer de vie et de réaliser nos rêves sont nos peurs et notre méfiance envers la vie : notre absence de lâcher prise.

La preuve en est que lorsque l’on songe à changer de vie, la première question qui vient est : comment vais-je pouvoir faire ? On cherche à tout penser, tout organiser… tout contrôler extérieurement.

Et ce comment vais-je faire vient tout bloquer, il est en réalité le reflet de nos peurs. Nos insécurités bien sûr, financières, matérielles, relationnelles, mais aussi et surtout nos peurs de réussir qui sont beaucoup plus insidieuses et latentes.

Il s’agit bien souvent de la peur de soutenir notre désir, de l’affirmer, de l’assumer, et de le faire vivre. La peur d’oser être soi-même, la peur d’être libre et de créer sa propre réalité.

Nous nous sentons enchaînés, mais nos chaînes réelles sont en nous. L’extérieur n’est que le reflet de la prison que nous nous sommes construit. La prison des obligations et de la soumission. La prison du confort de laisser la vie décider pour nous sans en prendre la responsabilité.

Et si j’échoue…

les peurs qui nous emprisonnent

Et c’est alors la porte ouverte aux auto-saboteurs, effrayés par tout changement, qui vont sauter sur l’occasion pour multiplier les obstacles, et ainsi renforcer vos peurs et les justifications que vous vous donnez de ne pas y aller.

Votre prison est intérieure.

Ce qui signifie que, si vous êtes votre propre geôlier, vous en avez donc les clés…

Focalisez-vous sur ce qui est en votre pouvoir

Regardez le parcours de Nelson Mandela depuis sa prison de Robben Island jusqu’à la présidence de l’Afrique du Sud. croyez-vous qu’il a concentré son énergie sur comment il allait bien pouvoir sortir de prison ?

Non, et cela l’aurait d’ailleurs probablement rendu fou. Il s’est concentré sur la façon de se libérer de ses chaînes intérieures : sur comment être le meilleur homme possible dans l’instant présent. Il s’est focalisé sur ses valeurs, sur l’homme qu’il voulait être, pour lui-même et pour toutes les personnes qui l’observaient et comptaient sur lui.

Et progressivement tout s’est dénoué et s’est accéléré. En 1990 il est libéré, en 1993 il reçoit le prix Nobel de la paix, en 1994 il est élu premier président noir d’Afrique du Sud…

Ne focalisez pas votre énergie ni vos pensées sur comment vous allez pouvoir atteindre cet objectif. Visualisez la personne que vous voulez devenir, et commencer à l’incarner dès aujourd’hui, à travers de petites actions, de petits engagements, et avancez patiemment en faisant confiance à la vie.

Chassez vos doutes. La vie n’est pas un sprint, mais un marathon où vos forces et votre détermination va être testée à chaque virage. Et c’est la qualité de vos réponses qui vous ouvrira le chemin

se libérer de ses chaines intérieures Nelson Mandela

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