Qu’est-ce qui peut bien nous pousser à nous autosaboter ?

S’autosaboter c’est détruire soi-même ses chances de réussite, soit en ne saisissant pas une occasion qui se présente, soit en la sabotant par des actions maladroites ou inconsidérées. Pour une raison qui vous est inconnue, vous agissez de façon à faire échouer vos projets.

Pour le dire autrement, vous hébergez en vous un ennemi invisible qui cherche à vous empêcher par tous les moyens d’être heureux.

  • Qui est donc cet autosaboteur intérieur ?
  • Pourquoi s’acharne-t-il à nous rendre la vie difficile ?
  • Et comment réussir à s’en libérer ?

Voilà les questions principales auxquelles je vous propose de répondre dans la série d’articles consacrées à ce sujet. En parallèles aux articles de ce blog, vous pouvez également découvrir des vidéos sur le thème des autosaboteurs sur la chaîne You Tube d’Objectif Nouvelle Vie :

Nous n’avons pas tous des autosaboteurs à l’œuvre dans les mêmes domaines de notre vie. Ils peuvent en effet se manifester sur le plan amoureux, et s’opposer à une relation sentimentale apaisée et épanouissante ; ou alors sur le plan professionnel ou financier, et frustrer nos désirs de carrière, d’accomplissement, ou simplement notre confort de vie et notre sentiment de sécurité générale ; ou encore au niveau relationnel et amical, et rendre difficile la création de liens avec les autres dont nous avons pourtant besoin pour nous sentir équilibré et nourri affectivement.

Très souvent, cependant, ces autosaboteurs peuvent être actifs dans plusieurs domaines de vie différents à la fois, et ils commencent alors à peser lourd au quotidien et nous rendre la vie difficile et déprimante à long terme. Face aux blocages qu’ils créent, on peut vite en effet se sentir déprimé et impuissant.

Mais n’oublions pas que ces autosaboteurs sont en nous ; ce sont des parts de nous qui s’expriment ainsi en réduisant à néant tous nos espoirs de joie ou de réussite. Quelle part de nous peut donc bien souhaiter que l’on échoue ou que l’on n’avance pas dans la vie… ?

Pourquoi diable ne voulons-nous pas être heureux… ?

En réalité, il ne s’agit pas tant de ne pas vouloir être heureux, mais de ne pas nous autoriser à l’être. Nos autosaboteurs révèlent en effet un conflit émotionnel qui se trame dans la profondeur de notre inconscient. Une partie de nous – la partie consciente – veut être heureuse, et multiplie les tentatives pour y arriver, ou cherche régulièrement des solutions pour débloquer la situation ; mais une autre – qui est invisible, cachée dans l’inconscient – lutte pour empêcher que nos efforts portent leurs fruits.

Cette partie invisible de nous-même qui nous sabote, mobilise toute son énergie pour nous faire échouer… et stagner. Car le résultat est bien celui-là : nos autosaboteurs nous immobilisent et nous empêchent d’évoluer. Nous faisons du surplace là où les autres avancent joyeusement.

Arrêtons-nous là un instant, car ces deux points sont les plus importants :

  • Les autres avancent” ;
  • Et “joyeusement”.

Ils sont importants car ils révèlent les deux intentions centrales qui motivent l’autosabotage : d’une part ne surtout pas bouger, et nous allons voir pourquoi ; et d’autre part, ne surtout pas être joyeux. Dans un cas, bouger – évoluer – est synonyme de danger ; dans l’autre, se sentir joyeux n’est pas autorisé.

Les autosabotages naissent donc d’un mélange d’insécurité et d’interdiction, qui trouvent leur racine à la fois dans un manque d’estime de soi et dans des loyautés familiales inconscientes complexes.

surmonter ses autosabotages

Quand avancer représente un danger

Pourquoi nos autosaboteurs ne veulent-ils pas que nous progressions ? Pourquoi veulent-ils nous voir rester immobiles dans la vie ?

Il y a deux raisons principales qui expliquent cette situation.

D’une part, parce lorsque l’on a une mauvaise estime de soi on pense ne pas mériter de réussir ni d’être heureux. Et la mauvaise estime de soi est à la source de tous les autosabotages sans exception. Ils pensent donc que nous ne méritons pas d’aller bien, et s’emploient à notre insu à nous maintenir dans la frustration et le mal-être.

D’autre part, parce qu’ils ont associé le fait d’avancer à une prise de risque. En effet, avancer, aller vers ses rêves, vers ses envies, demande à un moment ou à un autre de s’exposer. J’entends par là s’exposer au regard des autres. Mais aussi à son propre jugement envers soi-même. Et il nous arrive parfois d’être les juges les plus sévères et critiques envers nous. Avancer demande donc de sortir de sa bulle protectrice pour s’exposer au grand jour. Et nos autosaboteurs ont en mémoire des expériences cuisantes, souvent profondément blessantes, voire humiliantes, qui nous ont mis en danger dans le passé. Ils veulent à tout prix nous éviter de les revivre. Solution la plus sûre : ne plus s’exposer.

On ne mérite donc pas vraiment de réussir, et de surcroît c’est dangereux… Toutes les raisons sont réunies à leurs yeux pour nous immobiliser activement.

Pourquoi ne pouvons-nous pas non plus être “trop” joyeux ?

L’autre conséquence des autosabotages, c’est qu’ils réduisent considérablement nos occasions d’être joyeux. Quand ce que nous désirons de plus cher est en permanence bloqué, la frustration, l’impuissance et la déprime règnent… quand ce n’est pas la rumination.

L’atmosphère est terriblement alourdie quand ils dirigent notre vie.

Il arrive parfois que de bonnes nouvelles surgissent et réussissent à passer entre les mailles du filet. Un cadeau qui fait particulièrement plaisir, une opportunité qui se présente, une arrivée d’argent inattendue… Mais avez-vous remarqué qu’il arrive fréquemment qu’un évènement vienne à ce moment-là annuler cette bonne nouvelle ? Vous reperdez l’argent reçu suite à un mauvais placement, à des dépenses irréfléchies et qui se révèlent décevantes… L’opportunité professionnelle disparaît car vous n’avez pas réagi suffisamment vite, des doutes vous ont fait tergiverser, un confrère pressenti aussi pour le poste s’est montré plus convaincant et déterminé, ou alors la fameuse opportunité enthousiasmante au premier abord s’est finalement révélée n’être pas si intéressante que ça, vous vous êtes emballé trop vite…

Que la déception vienne de vous ou de l’extérieur, ne vous méprenez pas, elle est toujours liée à ces autosaboteurs que vous hébergez et qui s’ingénient à casser votre joie d’une façon ou d’une autre. Nombreux parmi vous se sont sans doute déjà rendu compte qu’un Rabat-joie se manifestait régulièrement dans leur vie. Rabat-joie, anti-joie, tue-la-joie…

Ressentir trop de joie dans sa vie n’est pas compatible avec le fait d’avoir une mauvaise estime de soi. Quand vous êtes trop heureux, un conflit surgit nécessairement. Vous ne vous en rendez pas compte, bien entendu, car c’est un conflit souterrain, invisible, qui se joue au niveau de votre inconscient. Parfois peut-être vous êtes vous déjà dit que quand tout va trop bien, c’est louche… ? Ça ne pas durer… ? Vous avez senti une angoisse monter insidieusement en vous et devenir oppressante… jusqu’à ce que la bonne nouvelle s’envole, et vous avez ressenti alors un soulagement familier ? Si oui, aucun doute n’est plus permis. Vous hébergez un puissant Rabat-joie qui veut vous voire vivre dans l’austérité, le repli, et la lourdeur émotionnelle jusqu’à la fin de vos jours.

Vous avez compris ce que je veux vous dire, quand on pense ne pas mériter d’être heureux, toute source de joie doit être immédiatement coupée et interdite. Et votre inconscient se chargera de trouver comment y parvenir.

Croyez-moi ou non, vos autosaboteurs vous veulent du bien. Il veulent vous préserver des angoisses, des dangers et des conflits intérieurs. Ils cherchent à instaurer un climat de calme et de paix en vous. Sauf que cela implique de tuer tout élan vital et de se résoudre à l’immobilité dans sa vie. Et comme la vie est mouvement et occasions perpétuelles d’avancer et d’être heureux, les sources de frustration et de douleurs sont infinies. Car ils doivent sans cesse vous bloquer lorsque vous reprenez espoir et tentez à nouveau de faire un pas hors de votre bulle protectrice…

Voilà en partie pourquoi j’ai choisi d’intituler mon livre Le Complexe de la Tortue, parce que les Tortues qui souffrent d’autosabotage vivent à l’abri de leur carapace, à distance du monde et de ses dangers, mais cette carapace se transforme au fil du temps en véritable prison de verre.

Je vous laisse ici sur une note un peu sombre, j’en ai conscience, mais cela vous permettra peut-être de réaliser que ce contre quoi vous luttez est particulièrement puissant, et que votre bonne volonté et votre courage, seuls, ne suffisent pas à vous libérer de ces autosaboteurs internes.

Pour cela, il va vous falloir avant tout travailler sur votre estime de vous, encore et encore, mais aussi sur vos loyautés inconscientes, un aspect que nous n’avons pas abordé dans cet article, mais au sujet duquel vous en apprendrez plus dans un second article à paraître prochainement.

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Pour aller plus loin sur la question des autosabotages :

se libérer de ses autosabotages

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